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Avec ce projet de recherche appliquée, intitulé la Banque du miel, l’association franchit aujourd’hui une nouvelle étape de développement, qui se caractérise notamment par le lancement d’une vaste mission de pollinisation et d’essaimage. Par le biais d’installations artistiques dans l’espace public, la Banque du miel sensibilise le grand public à la lecture et à la compréhension des pressions que l’homme opère sur les milieux qu’il habite. La pertinence des problématiques soulevées par ce projet est mise en évidence par l'actualité de deux crises, l’une écologique (dégradation des écosystèmes, diminution des populations d'abeilles...), l’autre économique et sociale (crise financière).
Le projet de la Banque du miel a connu deux prologues en 2008, en septembre avec « les Chambres fortes » réalisées dans le cadre de la biennale départementale d’art contemporain « Art Grandeur Nature » en Seine-Saint-Denis et l’installation d’un dispositif « un bien pour un mal » à la galerie OFFOFF à Lyon, en décembre 2008.
Ce projet décline sur un premier volet de 2009 à 2012, une mission « transhumante » aux échelles métropolitaines, entre acteurs culturels, urbains et scientifiques, autour de questions ouvertes portant sur l’évolution, la nature, la densité et l’intensité de la ville (zones urbaines et péri-urbaines).
COMMENT INVESTIR LE CIEL ?
A une époque où les banques n’épargnent personne, La Banque du miel investit collectivement des lieux, des personnes et des idées et transforme l’argent d’humains en argent d’abeilles (miel), pour essaimer, polliniser et aller voir ailleurs si on y est...
La Banque du miel est un dispositif artistique qui développe un outil financier : le Compte épargne abeilles, en proposant un investissement dans un service public de pollinisation. Le Compte épargne abeilles permet de produire de la richesse et du collectif plutôt que de l’argent et de la solitude.
La Banque du miel, projet transhumant (Meylan-FR, Genève-CH,Utrecht-NL...) mené par le Parti Poétique autour du travail d’Olivier Darné plasticien et éleveur d’abeilles urbaines, nous donne l’occasion de poser des abeilles et des questions sur les trottoirs des villes.
Le vivant, la recherche, la politique, les idées, le collectif sont devenus des domaines de “souffrance” alors qu’ils devraient rester des espaces d’investissement de nos espoirs.
“Lorsque le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors tu découvriras que l'argent ne se mange pas"
Les cris / Peuple amérindien
Il nous reste encore les airs. Alors comment investir le ciel en l’épargnant ?
À partir de flux d’abeilles et d’argent véritable, la banque du miel investit votre argent en le confiant
à une ruche. Que se passe t-il alors ?