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Transitioning the world through collective intelligence

Christophe CESETTI

Mieux vaut 1% d’intelligence collective que rien du tout !

source Nov 25th, 2009 by Olivier Zara



Alban Martin nous propose un billet excellent sur ReadWriteWeb France : “La règle des 1% s’applique aussi au politique !”

Je vous conseille de lire l’article en entier, tout est intéressant ! Voici les extraits que je retiens :

“Nous découvrions, notamment via le Guardian Unlimited Technology et son article pédagogique intitulé « What is the 1% rule ?», que la plupart des plateformes communautaires en ligne tournent grâce à un cœur de communauté composé d’environ 1% de membres actifs par rapport à l’ensemble des membres ou des visiteurs, 10% de commentateurs ou remixeurs, et 89% de simples spectateurs passifs.”

“Peut-on voir aussi un lien avec les 1% de français environ qui sont membres d’un parti politique (pour info les adhérents PS + UMP font déjà un total de 450 000 adhérents), ces derniers définissant le choix des représentants imposé à 99% de la population avant le vote au suffrage « universel »?”

“Conscient que ni la démocratie représentative, ni les plateformes de participation sur internet ne sont capables de dépasser l’engouement d’une minorité proche de 1% du total des citoyens concernés, n’aurait-on pas intérêt à accorder les deux méthodes, plutôt qu’à les opposer sans cesse ?”

Conclusion, c’est vraiment un excellent article, très éclai­rant et qui me redonne un peu d’espoir. Cependant, l’intelligence col­lec­tive est un non sens cultu­rel pour la majo­rité des élus qui fonc­tionnent encore en mode féo­dal tout comme beau­coup de dirigeants.

L’intelligence col­lec­tive est un outil du déve­lop­pe­ment durable qui fait sur­tout sens pour les “créa­tifs cultu­rels” et, à ma connais­sance, ils ne sont pas majo­ri­taires dans le monde. Si on reste dans un cadre démo­cra­tique (la volonté majo­ri­taire du peuple), je vois mal les prin­cipes actuels de fonc­tion­ne­ment du poli­tique dis­pa­raîtrent à court terme avec ou sans 1%.

Cela dit, peut-être que si on explique aux élus que mobiliser l’intelligence col­lec­tive consiste seulement à mobi­li­ser l’intelligence de 1% du col­lec­tif, cela aidera à amor­cer le pro­ces­sus d’une par­ti­ci­pa­tion du 1% de citoyens actifs. Il fau­drait peut-être qu’on explique aussi cela aux diri­geants d’entreprise ?

Un grand merci à Alban Martin pour son article qui ouvre des perspectives intéressantes pour le développement de l’intelligence collective.

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Merci Christophe.
Ce qui m'inspire un "rebond" : je pense à une phrase prononcée par un certain Krishnamurti, qui disait que "percevoir, c'est agir".
Il y a parmi nous de formidables "metteurs en relation", ce sont eux qui "retwittent", qui citent, qui enrichissent les bases documentaires, parfois en commentant et/ou remixant. Ils font donc partie des 10% cités plus haut, et sans leur présence rien ne circule.
Dans les 89% restants, le comédien occasionnel que je suis se réjouit de trouver des oreilles attentives. Il y a beaucoup de manières d'être spectateur, et spectateur actif : l'intensité d'un regard, une certaine façon d'accueillir l'énergie...
Et oui, j'admire les "gens d'action" pour leur enthousiasme et le mouvement qu'ils réveillent visiblement.
J'ai aussi très envie de faire le lien avec nos représentations limitées de la richesse, qui nous piègent si souvent !
Belle réflexion !
Peut-être aussi que les 1% des partis politiques sont juste des suiveurs ou des commentateurs dans une autre sphère (le monde associatif, le monde des affaires…). Et réciproquement.
Cela me fait penser aux gens qui disent "Il n'y a plus de bénévoles. Avant, dans mon club de foot, on était 50 bénévoles, maintenant, on est 8" … sans s'apercevoir que "avant, il y avait 6 disciplines sportives sur la ville, et qu'il y en a maintenant 50 !".

Une autre remarque : dans les réseaux sociaux comme celui-ci, il y a relativement peu d'échanges par rapport au nombre de membres. Or je remarque que les membres de ce réseau sont également membres de nombreux autres réseaux. Donc on se disperse forcément.

Dernière chose : étant moi-même créateur d'un réseau social (Les anciens stagiaires de la ferme bio de Sainte-Marthe, réseau "privé" sur Ning) j'ai remarqué qu'il est indispensable qu'une ou plusieurs personnes "animent" le réseau (en pensant à souhaiter les anniversaires, en créant des événements, en créant du lien direct par des mises en relation de membres ayant les mêmes centres d'intérêts, etc.). En animant (c'est-à-dire "donner une âme"…) on fait réagir davantage les membres, qui deviennent davantage actifs.
Une intelligence collective où chacun est au même niveau avec les mêmes droits, mais où certains sont des catalyseurs, des déclencheurs.
Tout à fait d'accord avec toi mon cher Eric. Bien ton illustration concrète des assoc' sportives ;

Je dirais même que, pour ma part, j'ai tellement envie de faire avancer les choses sans exclure mon environnement (veille) que je me disperse un peu dans les réseaux sociaux.

En fait un nouveau métier a été crée : les animateur de ciommunauté (j'en connais plusieurs !)...une vraie vocation et il en faut partout....

A bientôt
Cher Christophe,
"Animateur de communauté" c'est beaucoup mieux que "Community manager" !

Un dessin réalisé à Autrans (Isère), aux 14es Rencontres des acteurs de l'internet.
En référence au best-seller de Séguéla, dans les années 80 "Ne dites pas à ma mère que je suis dans la publicité, elle me croit pianiste dans un bordel".
toujours génial ;-)

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