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24/04/11 - PÂQUES DE LA RENAISSANCE AFRICAINE (RÂ) : BACK TO AFRICA, COMING HOME !(1/2)

24/04/11 - PÂQUES DE LA RENAISSANCE AFRICAINE (RÂ) : BACK TO AFRICA, COMING HOME !(1/2)

Pour une humanité réconciliée avec elle-même !


 

 

 

Préambule :

 

Apple, Microsoft, Yahoo, Google, Youtube, Facebook, Second Life etc. sont des œuvres géniales de jeunes qui ont changés (bouleversés) nos modes de vies ces dernières années...

 

Tout se passe comme si la jeunesse des grandes écoles américaines surtout avait le monopole de la créativité et que les autres parties du monde étaient éteintes ou presque...

 

Pour être originaire d'Afrique et y avoir grandi j'affirme que c'est à la base une question de visibilité (c'est une lapalissade de dire que les jeunes artistes africains sont absents des scènes internationales, voire sans statut social) ensuite d'argent (le continent regorge de talents incommensurables à profusion qui flétrissent dans l'anonymat absolue faute de sous monétisation...)

 

Voici un moyen pour aider chacun à libérer heureusement son génie créatif, réveiller le colosse qui sommeil en lui (le meilleur de lui-mêmei) pour le mettre au service et à disposition de tous …

 

 

Introduction :

 

Moi, Yannick MIKOMBI MAMFUMBI J'aspire à Bâtir une organisation globale dirigée par la sagesse africaine (UBUNTU)...

 

- MA "VISION" (MON RÊVE) est de co-construire (avec mes sœurs et frères humains ainsi que tout les êtres vivants) un outil (un conte-jeu de société) qui promeut et permet l'engagement intelligent, sage et conscient de chacun (collectivement ou individuellement) dans la création et le rééquilibrage des biens de civilisation à l'échelle universelle selon l'axe de la MAÂT (loi africaine d'équilibre cosmique).

 

- MON "PROJET" (MA PROPOSITION DE PASSAGE A L'« ACTION ») est de Faire une première session (une partie TEST) de ce Conte-jeu social à Dakar (JUIN 2011) à l'occasion d'une Semaine culturelle dont voici le programme :

- Ateliers Jury Citoyen à Thème (ateliers des journées de l'ORalité) avec des Orateurs issues de la société civile... (en mémoire de la SORBONNE ivoirienne...)

 - Course à Pied EXODUS - DAKAR 2011

- Concert Panafricain, Le NGOZÉ [Un Concert – Un Village ], aider un village à la fois à atteindre la renaissance africaine …

 

C'est en ces termes que débute ma série «On détient la Harpe Sacrée » qui constitue une forme de journal de bord suggéré statutairement par La Communauté de Harpe à chaque membre de l'équipage d'une Organisation Globale dirigée par l'UBUNTU (OGU).

 

L'histoire que vous lirez est donc la mienne, pour l'heure la forme du récit est parfois entaché d'illusions, de visions déformées ; de fausses notes dit-on à la Communauté de la Harpe car parfois je regarde mon voyage interstellaire du point de vue de mes blessures... (égo)... j'essaierai  de remettre dans l'axe de la MAÂT autant que possible mes observations …

 

Je ne m'en rendais pas compte avant de sortir de mon pays natal, mais ce qui saute le plus aux yeux quand on me regarde semble être le fait que je sois un « NOIR » ! (avant je me voyais plus comme un être humain tout simplement...).

 

Et en tant que NOIR, il y a un thème qui nous colle à la peau c'est celui de l'esclavage... Et selon que tu sois un noir né sur le continent ou en dehors, ta perception n'en est pas la même...

 

C'est au contact des noirs descendants d'esclaves que j'ai reçu l'autre vision de l'esclavage... A l'époque mon approche de ce thème se résumait à quelque leçons apprises furtivement en classe de primaire puis au secondaire. Mais c'était surtout l'émouvant film d'Alex Haley (RACINES) qui m'avait le plus impressionné sur la question !

 

C'est plus tard (hors du Gabon) que j'ai véritablement saisi le sens de ce film... Toute l'histoire du film commence par l'histoire d'un jeune homme (kunta kintey), qui allait chercher du bois en forêt pour en faire un tam tam (instrument de musique à percussion)... Chose somme toute normale et banale pour un jeune de son village à son époque... Mais c'était sans compter sur le fait que l'Africain était devenu l'OR NOIR de l'Europe* (voir le livre éponyme de Bwemba Bong)… Bienvenue à l'époque des razzias négrières (désigné avec pudeur par le terme traite transatlantique) … Nous assistons – là à la naissance puis l'essor de la société capitaliste moderne …

 

C'est étrange mais la découverte de ce récit via Bwemba Bong m'a apaisé et permis de saisir la mécanique anti économique de la société dans laquelle nous vivons présentement... (Contrairement à avant quand j'étais plus jeune au Gabon à la sortie de la projection du film au Centre Culturel Français... J'avais une petite pointe de reproche à l'endroit de mes amis « blancs »... Je les sentais tout aussi gêné que moi... :-)).

 

Alors dans le film « RACINES », désolé de dévoiler la fin (les gens n'aiment pas regarder les films avec moi à cause de ma tendance à toujours dévoiler la fin - mdr*) alors je vous le dis, l'histoire du jeune « kunta kintey » qui était jadis allé chercher du bois en forêt sans y être jamais revenu, allait se terminer par son RETOUR (LIBRE !!) à travers son arrière arrière petit fils quelques 3 à 4 générations plus tard ! (je ne sais pas combien de génération exactement il faudra suivre le film pour les détails :-)).

 

Extraordinaire ! Le village et les parents du village gambien de kunta kintey n'en revenaient pas... Les griots qui avaient gardé l'histoire du jeune Kunta Kintey inachevé (ils s'arrêtaient au fait qu'il était allé chercher du bois en forêt pour la confection d'un tam tam sans jamais en être revenu) purent être édifiés de ce qui était arrivé au fils de leur village dont ils n'avaient de cesse de pleurer la disparition en guettant le retour un peu comme l'histoire du fils prodigue de la Bible, un peu hein ! (voir annexe pour l'histoire de « RACINES »).

 

J'y vois un parallèle avec l'histoire des millions de jeunes africain(e)s contraints à l'exil socioéconomique (par la mer ou par d'autres moyens d'immigration clandestine ou non) … Car à priori on aurait tendance à croire que notre situation actuelle en Afrique est différente. Faut pas abuser m'auraient dit des proches, l'esclavage est quand même aboli depuis ! Soyons sérieux un minimum concluraient-ils...

 

Aussi, je vais me contenter de mon histoire personnelle ! Que je vais mettre en parallèle avec l'histoire générale de l'humanité ! Mais commençons par la mienne regardez, lisez et jugez par vous-même :

 

 

I – Un bout de Mon Histoire Perso :

 

Je m'appelle Yannick MIKOMBI MAMFUMBI, je suis de nationalité gabonaise, né au Gabon un matin de 24 Avril il y a exactement 32 ans.

 

J'ai quitté ma famille et le Gabon mon pays natal pour aller chercher des diplômes afin d'avoir assez d'argent pour subvenir à mes besoins propres et à ceux des miens , ma communauté (famille, pays, planète, univers...)...

 

Au moment de plier bagage pour cette aventure sous d'autres cieux, je trouvais « normal » une telle entreprise et peut-être même un peu gratifiant (car cette étape de la vie est souvent vécu comme une « promotion sociale » au pays), comme un rituel de passage à l'âge adulte aussi... j'y vois presque une ressemblance avec le pèlerinage à la Mecque des musulmans :

 

1. c'est une expédition coûteuse qui n'est pas à la portée de toute les bourses...

2. à ton retour tu changes de statut, promotion sociale ;

 

D'ailleurs les parents s'adressaient à moi sur un ton nouveau, grave, solennel même... Il y avait un air de : « va mon fils, le sort de la famille repose désormais sur toi, suis ton objectif et ne t'en détourne ni à gauche ni à droite !» …

 

Je ne sais pas pour les autres, mais moi j'ai eu droit à une bénédiction en bonne et dû forme conformément aux cérémonies ancestrales... Avec quand même un peu de syncrétisme chrétien.. Mon père et ma mère ont tous deux grandis dans des missions catholiques …

 

Alors pour faire vite, après les prières catho (notre père, je vous salue marie etc.) Nous avons exécuté mon père et moi, en présence de ma seule mère, une chorégraphie de bénédiction très rependue chez la peuples dits « bantu »... cette chorégraphie s'achève par un double passage entre les jambes de son père (cela symbolise une deuxième naissance – une renaissance déjà !)... et lorsque tu sors ainsi des entrailles de ton père interdiction est faite de se retourner ou de regarder en arrière... cap vers l'aéroport de Libreville, symboliquement le voyage avait commencé pour moi.. Mais je n'en étais pas conscient...

 

Pour moi c'était du folklore, encore des trucs traditionnels de parents superstitieux et peut-être un peu trop inquiets... Quoique très traditionalistes sur les bords, je ne mesurais pas encore l'impact que cette scène avait eu sur mon psychisme et le cours de ma vie... En effet c'est étonnant comme je redécouvre ces derniers temps comment les gestes « ancestraux » répéter quasi mécaniquement par nos parents se révèlent être de puissants rituels magiques, des trésors ancestraux... Plus puissant qu'on ne le croit en réalité...

 

Pour moi, comme pour la plupart des jeunes gabonais rendus à cette phase de leur vie je présume, dans ma tête c'était l'heure de la liberté, et c'est ce qui primait... Rendez-vous compte, c'était la fin de la messe OBLIGATOIRE tous les dimanches, la fin des entrées et sorties contrôlées, la fin des repas familiaux obligatoires qui commençaient et qui se terminaient par une prière... la fin du P.O.P. Au son de la cloche tous les matins à 5h … « Quand je me réveille le matin POP ! P. Prière : je rends grâce au créateur pour la nouvelle journée ; O. Ordre : j'arrange mon lit ; P. Propreté : je me lave ! » chantonnait ma mère chaque matin en nous réveillant... 5h 45 petit déjeuner et départ pour la messe du matin...

 

La fin des week end obligatoire en brousse (en campagne diraient les jeunes de l'hémisphère Nord).. Il faut savoir qu'à mon époque je le vivais comme un casse feeling (une honte) pour un jeune de Libreville comme moi de se rendre en brousse, tandis que c'était le méga kiff de mes parents... Eux ils y ont grandi, c'était un retour en enfance (?!)... La meilleure c'est qu'ils n'hésitaient pas certaines fois à y inviter mes amis et leurs parents à se joindre à l'équipage.. N'eut été le bon accueil diplomatique de la chose par mes amis que je me serais probablement suicidé de honte... Allez-y comprendre pourquoi... Ce n'était pas à la mode voilà tout !

 

Pour moi tout ça et bien d'autres choses encore c'était fini, fini fini fini !! Je laissais tout ça bien volontiers (et non sans les narguer) à mes petits frères et sœurs... Je leur laissais la gestion de la suite des évènements aux charmettes (C'est ainsi que les parents ont baptisé notre maison...)... Je suivais les pas de ma grande Sœur sortie du Gabon une année plus tôt …

 

Mon seul véritable regret, c'était ma tonne de livres qui ornaient ma chambre (livres de magies, de spiritualité, d'économie, d'histoire, de développement personnel etc.) et que je n'ai pas pu emporter avec moi … j'ai quand même pris le soin d'en apporter quelques un qui me tenait particulièrement à cœur : Antériorité des Civilisations Nègres de Cheikh Anta diop (acheté 24 000 FCFA à l'époque soit TOUTE ma bourse du lycée !!), Le corps à ses raisons de t. berthérat (livre que j'avais découvert en classe de troisième dans les archives universitaire de mon père, il avait fait tout son secondaire et ses études supérieures à Strasbourg dans la mission de St Gabriel...), Lumière sur le Royaume d'Alexandre Moryason, Le sentier de la Véritable Initiation Magique de Franz Bardon, L'éducation de la Parole de Paul Clément Jagot, etc. le tout camouflé dans mes vêtements pour que ma mère (qui surveillait mes affaires) ne s'en aperçoive pas... je laissais juste ma Bible traduite par le chanoine Crampon en exergue... Pour les autres livres restés je me suis fait une raison en me disant que j'allais refaire mon stock une fois sur place... Patience …

 

De mon avis, je n'avais pas l'intention de revenir... Ou bien, en tout cas si je revenais ce serait en touriste... Parce que vue mon état d'esprit on aurait dit un départ sans retour... Aider ma famille une fois les diplômes acquis OUI peut-être mais de LOIN, à DISTANCE !!! (c'était sans compter sur le blues du pays !) lol

 

Alivaderchi !! Pour moi, cap sur Tunis !! Le lendemain je me réveillerais loin loin loin !!!! Dans ma tête Tunis n'était qu'une étape mon but ultime c'était le QUEBEC (je ne sais pas pourquoi, peut-être le vent de liberté que je ressentais en lisant les brochures de l'UQAM) !! En tous cas j'en ai rêvé du Canada hein ! Halluciné même !! Mais faute de sous, première escale à Tunis !! Du moins c'est ce que je croyais à l'époque...

 

Et me voilà à l'aéroport Léon Mba de Libreville au milieu d'autres compatriotes livrés au même sort que moi... On se reconnaissait à l'état de « détresse » de nos familles respectives... Et à l'accoutrement « Sapé à Mort » qu'on arborait... Il m'a semblé que toute ma famille et amis disponibles dans la capitale ce jour-là était présents : ma mère, ses sœurs, leurs enfants (mes frères et sœurs), mon père, ses amis, mes amis etc. mdrrrrrrr

 

Je portais un costume en tissus africain comme on dit, cousu sur mesure et pour l'occasion par Noël, le couturier de ma mère (un excellent couturier du reste, avec qui ma mère avait commencer le lancement de sa boite de Haute Couture : Nylsa Haute couture) …

 

Moi j'étais gêné dans cette tenue... Mais puisque c'était le prix de ma liberté, je supportais pour la dernière fois me disais-je sans doute ce qui m'aidait à moins « faire la tronche »... Et ainsi, sauver l'image des parents devant la famille... Et puis de toutes les façons j'étais tellement submergé par l'émotion de la première fois : c'était la première fois que j'allais traverser les frontières de mon pays (cette prison)!! C'était aussi la première fois que j'allais prendre un BOEING 747 !!! Moi qui suis venu tellement de fois accompagner un parent ou des amis à cet endroit j'allais enfin découvrir ce qu'il y avait DERRIÈRE la vitre des au revoir, j'allais être CELUI QUI DIT AU REVOIR de l'autre côté !! je me repassais déjà le film en boucle....

 

Je ne le savais pas encore et un peu comme pour Kounta Kintey ce voyage m'a entrainé à travers plusieurs pays, plusieurs cultures... Et un peu comme pour Kounta Kintey, ce voyage en captivité et à priori sans retour allait déboucher sur un retour inattendu … CHEZ MOI et LIBRE !! Je suis sorti de la PRISON – « GABON » pour revenir à KEMET (l'Afrique LIBRE !) ! Un peu comme le retour de l'enfant prodigue  (voir bible en ligne) mes parents, mes ancêtres guettaient mon retour inlassablement à chaque jour !

 

à suivre : .....  sur le lien suivant : http://people.thetransitioner.org/profiles/blogs/240411-paques-de-la-1

 

 

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